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DEVELOPPEMENT DE L’APPRENTISSAGE EN ALSACE, LE PLAN RICHERT VEUT DEVELOPPER L’APPRENTISSAGE TRANSFRONTALIER

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Dans Les Dernières Nouvelles d’Alsace (Edition du 22 juin 2013 p 15), quelle fut ma surprise de découvrir le nouveau plan pour l’apprentissage en Alsace élaboré par notre président de région, Monsieur RICHERT.

Nos lycées professionnels, publics et laïcs, déjà durement touchés par une volonté farouche de développement de l’apprentissage sur le territoire Alsacien voient se profiler une nouvelle menace de taille. En effet, le nouveau plan Richert soumis au vote du Conseil Régional d’Alsace le 28 juin, vise  à pallier le manque de main d’œuvre fraiche et bon marché des lands voisins allemands avec des jeunes apprentis français. Les jeunes Alsaciens, je cite, seront incités à se former dans des entreprises allemandes, le tout financé par la taxe d’apprentissage ! L’objectif avoué de ce plan est d’assurer un transfert d’environ 1 000 apprentis vers l’Allemagne ! A titre de rappel et pour démontrer le poids grandissant de l’apprentissage, l’Alsace compte déjà 18 centres de formation et englobe 15 600 jeunes apprentis (en 2012), soit un volume d’élèves quasi égal au nombre d’élèves inscrits dans la voie professionnelle.

Pour le SNETAA-Fo Strasbourg, ce projet est un véritable danger pour l’avenir de nos Lycées Professionnels publics et laïcs et constituent  un véritable coup de poignard dans le soutien accordé aux lycées professionnels par la Région. Déjà durement touchés par des restructurations profondes de filières, ce projet va encore plus fragiliser la formation professionnelle initiale dispensée dans nos LP et voir nos jeunes s’insérer dans des régions étrangères alors qu’ils pourraient s’assurer un travail post formation sur notre territoire. Ce projet d’insertion à court terme soulève de nombreuses problématiques et va à l’encontre de toutes les valeurs que nous défendons. L’apprentissage ne doit pas être considéré comme une formation initiale complète. Il prépare notamment à une formation sur poste qui conduit à un appauvrissement des contenus par rapport aux formations en LP qui associent à l’enseignement professionnel un enseignement général de qualité à égale dignité avec celui que reçoivent les jeunes des voies générales et technologiques.

Les moyens attribués ne sont pas comptabilisés dans les DGH des établissements ce qui fait que les formations en apprentissage sont aussi des outils destructeurs de postes d’enseignants. L’apprentissage est un contrat de travail qui met le jeune en situation de subordination à un chef d’entreprise. Ceci conduit le SNETAA à refuser l’Apprentissage avant l’acquisition d’une première qualification, dans les faits le Bac Professionnel. Le jeune doit pourvoir exercer un regard critique sur la formation qui lui est proposée. L’apprentissage est très souvent le moyen pour les employeurs d’obtenir une main d’œuvre à bon marché. Nos voisins allemands vont se frotter les mains. Quid également des diplômes ? Seront-ils Français ? Allemands ? Locaux ?

Cette vision libérale, nous ne l’accepterons pas et adresserons rapidement un communiqué au Président de Région, afin qu’il prenne conscience qu’il existe des Lycées professionnels en Alsace, que ces derniers, dans des conditions devenues de plus en plus difficiles, forment des jeunes citoyens vers des métiers et non pas vers des entreprises ciblées, et que nous ne voulons pas que l’enseignement professionnels initial dérive vers une voie professionnelle uniquement axée sur l’apprentissage qui plus est transfrontalier.

Jérémy SENABRE - Secrétaire départemental (68)

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